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Les murmures de carole Martinez

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 Immense romancière à qui l’on doit le livre devenu culte Coeur Cousu, Carole Martinez nous révèle de nouveaux secrets sur le coeur des femmes. Avec le Domaine des murmures, l’écrivain nous projette en 1187, et nous éclaire sur la mystique.
 
« Béguines, mystiques, recluses volontaires parvenaient parfois à mener leur entourage et gagnaient une liberté autrefois inconcevable. une autonomie à laquelle presque aucune autre femme de ma caste ne pouvait prétendre » Pour échapper à sa destinée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « Oui » le jour de son mariage, elle s’en remet au Christ, s’offre à Dieu et rejoint le clan des recluses…
Dans ce portrait d’une insoumise, Carole Martinez nous livre un témoignage inspirant sur une époque, et la place qu’y tenait les femmes et l’espace de liberté où les emmène leur foi. Le monde en ce temps était poreux, pénétrable  au merveilleux. Ce roman nous en ouvre à nouveau la voie, rendant leur force aux vieux récits.
Sa lecture m’a questionné sur la mystique, espérant qu’elle ne naît pas seule d’une incroyable contrainte, et qu’à notre époque d’incroyable liberté, nous saurons en trouver le chemin différemment, non sans autant d’intensité. Au coeur du récit, la maternité, la religion, l’amour aussi, et une insolente sensualité.
De son écriture lumineuse, et chevillée au corps, Carole Martinez, nous embarque dans un récit échevelé et mystique, où chaque phrase nous transporte dans une époque révolue, et pourtant si familière. Comme si l’âme des femmes traversait le temps, transportée par l’esprit de la transcendance ! Une merveille.
Catherine Maillard
 
Pour en savoir plus sur Carole Martinez : lhistoire69: Vous me semblez être un auteur féru et érudit de contes, mythes et légendes, avez-vous grandi dans ces régions françaises qui en regorgent? Pourquoi cet attrait?
Et non, j’ai grandi à Paris. Mais j’ai grandi dans la loge de concierge de ma grand-mère, dans un espace minuscule, une pièce unique à la fois cuisine, séjour et chambre où cette femme me concoctait paellas, polentas et couscous, où elle  déployait dans le parfum des épices des histoires merveilleuses. J’ai grandi dans la proximité physique d’une immense conteuse. J’ai tété son lait, ses mots, sa force. Elle était terriblement superstitieuse et son imagination devait sans doute parfois la rendre un peu folle.
J’ai adoré cette enfance, ce lieu où elle vivait était un autre monde. Elle me semblait tellement puissante, un peu sorcière, cette femme qui était la toute première de la famille à avoir obtenu son certificat d’études, la toute première à savoir lire et écrire. Elle était à la charnière de l’oral et de l’écrit. A la fois détentrice du savoir, des prières et des contes que s’étaient murmurés les femmes qui l’avaient précédée, d’une culture orale qui avait traversé les siècles dans le secret, de mère en filles, de bouche à oreille et première de la lignée à être capable de fixer tout cela sur le papier. Elle ne l’a pas fait, elle disait que rien ne devait être écrit que dans nos têtes. Je suis le rejeton d’une tradition orale, j’ai grandi dans un désert de 10 m2.
http://www.20minutes.fr/vousinterviewez/1121449-20130319-interviewez-carole-martinez-auteure-litterature-enfance-jeunesse-prix-goncourt-lyceens-2011
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